Karbon 13 Coaching - Procrastination et Paresse

La procrastination est de la paresse !

Procrastiner, c’est-à-dire remettre systématiquement au lendemain des actions, est presque devenu une coquetterie. La procrastination a gagné le statut de mode moderne. Dans un monde plongé dans l’urgence, le multitâche et la vitesse d’exécution, le procrastinateur possède une image quasiment romantique. Finalement, procrastiner c’est tendance et plutôt sympathique.

Paresser a moins bonne presse.  La paresse, cette répugnance au travail ou à l’effort a gardé sa connotation de « pêché », de tare. Le paresseux est vil, faible, incapable, non fiable. Il sait ce qu’il devrait faire pour en sortir mais ne le fait pas.

Fuyez l’indolente paresse, c’est la rouille attachée aux plus brillants métaux.
Citation de Voltaire; Stances, XXVIII (1775)

Et pourtant la procrastination est une belle manifestation de paresse en ce qu’elle se focalise sur certaines tâches jugées fastidieuses, nécessitant un effort trop important. Une tâche retardée est-elle repoussée ou écartée car elle nécessite un effort trop important (Paresse) ou parce qu’elle ne procure pas suffisamment de satisfaction immédiate (Procrastination) ?
Finalement le résultat est identique, et seul l’angle de vue change.

Le paresseux est considéré comme irrécupérable. Sa tare est quasiment génétique, quoiqu’il fasse, il reste un fainéant, un flemmard.
Le procrastinateur est lui bien plus privilégié car il est perçu comme exprimant une posture ponctuelle due aux circonstances et à l’environnement.

Ne vous y tromper pas
La procrastination est une expression de la paresse !

Quelque soit le débat sur le lien et la filiation réels entre procrastination et paresse, le résultat est identique et généralement le combat intérieur qui est mené est une source de souffrance qui ne fait qu’augmenter avec le temps.

Le procrastinateur (ce qui évite de dire le paresseux) est un retardataire chroniquepeut être une personne surchargée de travail par ailleurs extrêmement occupé. Sa défaillance se situe plus au niveau de la mise en mouvement lorsque l’action ne lui apporte pas de satisfaction immédiate.
Dans les années 1960, le psychologue Walter Mischel de l’Université de Stanford a mené de nombreuses expériences à ce sujet et a avancé que ce phénomène était principalement dû à un manque d’apprentissage de maîtrise de soi et de ses désirs.

Au regard de ces études  et en ce que la procrastination semble être un défaut d’apprentissage, il semble parfaitement possible de soigner la procrastination.

Les règles pour ne plus procrastiner

1. Réalisez une ToDo List

  • Qu’avez-vous réellement à faire ? Qu’est-ce qui est urgent, et qu’est-ce qui est important ?

2. Disséquez chaque action en plusieurs tâches

  • La mise au travail est souvent ralentie par l’ampleur présumée du travail à réaliser,
  • En diminuant la taille de l’action, votre mise en mouvement sera plus facile.

3. Commencez par les tâches les plus simples

  • Les petites tâches sont plus rapides à exécuter, elles sont les « starter » des actions plus compliquées,
  • Les tâches les plus simples permettent aussi le lancement de votre concentration

4. Rayez les tâches au fur et à mesure de leur exécution

  • Visualisez l’avancée du travail en rayant les tâches réalisées
  • La visualisation entretient la motivation

5. Eliminez les distractions

  • Les distractions détruisent votre concentration,
  • Les distractions sont la source principale de la paresse, vous devez en reprendre le contrôle*

* En reprendre le contrôle et pas obligatoirement les éliminer car certaines distractions sont inéluctables (emails, interruptions extérieures …). Vous pouvez décider de rester concentrés sur une tâche simple et de ne pas répondre instantanément à un email …